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vieillesse

  • . Les vieux, les nouveaux Lépreux.

     

        Les vieux, 

       Ils ont fait obstacle à l'élection de Ségolène Royal en 2oo7, ils disent.

       Les vieux ils ont un niveau de vie plus aisé que les actifs, taxons-les, disent-ils encore. 

     

       Les vieux,

             Chez leur médecin, 

             Ils développent plusieurs pathologies qui nécessitent un examen plus approfondi donc plus long.

             Ils n'entendent pas bien donc il faut leur parler fort et lentement, pour leur expliquer et qu'ils comprennent.

             Ils mettent du temps à se dévêtir et à se rhabiller.

     

                Conclusion : ils  convient de leur faire payer plus cher le prix de la consultation.

     

           Eh bien mon amie, je ne suis pas encore tout à fait sourd et j'ai entendu ce dernier développement à la radio ce matin.

     

        Ah mon amie, mourrons, mourrons, mourrons vite on leur foutera la paix et nous l'aurons aussi.


    .

  • Jacques CHIRAC. L'élégance française.

     Je passe la tête, je lis sur le site www.lepoint.fr/ une chronique de Hervé Gattegno, alors je ne vous en cite que l'extrait qui semble reprendre certains des propos de ces  derniers jours s'agissant de Jacques Chirac que j'estime.. .

     

       " la réalité, c'est que Chirac n'est plus que l'ombre de lui-même, physiquement et intellectuellement, et qu'il n'a pas mesuré ni l'impact ni même le sens de ce qu'il disait. C'est assez désolant, mais c'est ainsi. De Gaulle a dit : " La vieillesse est un naufrage." C'est vrai aussi pour les anciens gaullistes.

     

     .    Soyons clair : vous voulez dire qu'il n'a plus toute sa tête ? Qu'il a besoin de repos, comme le dit Dominique de Villepin ?

     

       -   Disons qu'il faut attacher à ses mots le même crédit qu'à ce que dit Liliane Bettencourt. Le parallèle a l'air osé, mais il est fondé. Ce sont deux personnes âgées, qui ont des problèmes cérébraux qui provoquent une forme de dégénérescence, de sénilité plus ou moins forte. Et deux personnes dont les proches entretiennent l'illusion de la splendeur passée. Le résultat, c'est le malaise, le mensonge qui les entoure, comme dans le conte d'Andersen où le roi est nu mais personne n'ose rien dire. Dans le monde politique, c'est un secret de polichinelle. Poliment, on dit - comme Villepin - qu'il est " très fatigué " et on survalorise chaque petit moment de lucidité de sa part. On est en pleine folie de la transparence mais, ça, personne ne le dit. ".

     

       Il n'y a rien à ajouter. Le respect et la décence commanderaient aux médias qui sautent sur tout ce qui peut faire une titre, de l'audimat et du tirage, modération, retenue, et commentaires régulés. Mais aujourd'hui l'on ne met aux commandes que des chroniqueurs trop payés - combien la chronique ? - et qui s'écoutent parler, des pompom-girls qui font vieillir de dix ans - Allez sur I-télé  et jugez  ! - Laurence Ferrari et Claire Chazal, et quelques jeunes journalistes qui ne connaissent même pas l'Histoire de France.

     

       Il ne conviendrait pas que Jacques Chirac soit promené désormais à l'instar des nègres que lon exposait à l'Exposition Universelle de jadis et que l'on venait voir comme l'on allait avoir les animaux du zoo, et dont on guetterait tous les éventuels amoindrissements. D'ailleurs, et Gattegno la citait, Madame Bettencourt doit bénéficier de la même attention.

     

       Ce n'est pas la vieillesse qui est un naufrage, c'est l'élégance française.

      

       Pauvre France.

     

    .

  • Une BAIGNOIRE, ça se vide !

    Une SAGA contemporaine racontant les tribulations d'un sexagénaire confronté aux affres du quotidien.

    Madame est absente pour quelques jours, partie garder la petite-fille qui en est pour l'année à sa sixième otite.
    Gilbert Cramoiseau ne décolère pas . Voilà bien les femmes aujourd'hui, le travail, les enfants, et le mari qui ne peut toujours pas les garder lorsqu'ils sont malades..

    Alors Madame, alias Brigitte Cramoiseau, se propose. Normal madame n'a rien à faire, maman n'a que ça à faire, ta mère peut bien faire ça dit le mari moi ma mère travaille. Alors hop ! madame la grand-maman prend son petit sac, enfin un plus grand, fourre sa brosse à dents, et va prendre le train.
    Et Gilbert Cramoiseau reste à la maison. Mais Gilbert s'en fout, Gilbert aime la solitude, enfin pas tout à fait parce qu'il a une fille qui poursuit ses études, elle a vingt ans mais comme elle ne les fait pas on lui demande sa carte d'identité, et qui reste à charge, qui habite chez ses parents, ça lui pèse mais elle se fait une raison.

    Et du coup Gibert Cramoiseau reste en tête, avec sa fille.

    Là, ils se font face autour de la table, elle le regarde, le fixe, attend sans doute un mot de son père, mais lui la regarde, la fixe, et ne bronche pas. Il ne digère pas.

    Ce matin il a pris un bain, c'est elle de plus qui lui en a donné l'idée, il n'en avait pas l'intention, il est propre mais pour qu'il prenne son bain il lui faut un contexte mais le contexte ce dimanche matin n'y est pas. Le contexte c'est avoir sué en courant. Eh oui, il court il court Gilbert Cramoiseau. Il n'y a pas que le furet.

    Il prend ce bain. Il en sort. Il laisse l'eau. Il part vaquer à ses occupations, il n'arrête pas. Il fait quoi ? toujours est-il qu'il n'arrête pas, en fait sans aucune affaire est toujours affairé .

    Il vaque donc.

    Puis il croise sa fille dans la salle d'eau, - lui à son époque l'on parlait de cabinet de toilette, et on l'étrillait à l'éponge et au gant de crin une fois par semaine dans une bassine. D'ailleurs il s'est revu dans le film " Le vieil homme et l'enfant " Il a dit à sa fille : " t'as vu, regarde bien c'est comme ça qu'on se lavait à l'époque. mais regarde ! ".

    Sa fille, Béatrice, lovée dans le fauteuil l'a regardé, lui, Monsieur Cramoiseau. Il lui en fait des comme ça tous les jours. Elle prend son mal en patience, elle a décidé que son père était un vieux fou. Il lui dit qu'elle ne l'aime pas. Elle ne répond pas. Mais elle sait que c'est vrai.

    Il la regarde, la fixe, mais ne bronche pas, il ne digère pas l'histoire de ce matin, enfin pas l'histoire, la réflexion.

    Il la croise dans la salle d'eau et elle lui dit, elle sa fille de vingt ans, les yeux dans les yeux, - elle est là avec son petit short moulant, effrontée - elle lui dit : " ça se vide une baignoire ! ".

    Suffoqué Gilbert, suffoqué. D'un coup il se crispe, ses yeux se durcissent.

    " C'est toi une moujingue de vingt ans, une nana à la manque qui va me donner des leçons, me remettre à ma place moi ton père, qui ai trimé pendant quarante ans, moi qui en ai soixante cinq ! ( C'est pas tout à fait ça, il se vieillit, c'est son chic à lui.)

    Tiens ! pensa Béatrice il ne me fait pas aujourd'hui, le :" Si j'étais un vétéran du Vietnam tu ne me respecterais pas davantage ! " Alors qu'il n'avait pas eu l'âge de faire l'Algérie, et qu'il n'avait même pas fait les paras. Quel vieux con .

    ça se vide une baignoire !

    Une porte claque violemment. Un courant d'air.

    ,
    Extrait du Roman : " La mirifique existence de Gilbert Cramoiseau. "


  • La MIRIFIQUE EXISTENCE de Gilbert Cramoiseau.

    LE CREPUSCULE des VIEUX.

    La saga d'un sexagénaire confronté aux affres des turpitides de la vie quotidienne.


    Une crise .

    Gilbert Cramoiseau, se lève, se rase, se parfume, prend son petit-déjeûner, pain dur dans café au lait , va faire son marché, va faire son loto, achète son journal, rentre chez lui, range les fruits au bas du réfrigérateur, descend les pommes à la cave. Puis va s'asseoir dans son canapé en cuir déchiré de Roche- Bobois. Une arnaque, il l'avait acheté en soldes il y a trente ans.

    Gilbert feuillette le journal, se lève va se mettre du Mozart.

    - Gilbert tu as rangé la charcuterie... il faudrait que tu passes l'aspirateur...tu as plié ton pantalon..

    Gilbert se mord les lèvres, et puis le déjeûner, et puis la sieste - C'est le corps médical, qui l'a prescrite , il a un alibi en or - va se lever, allumer la télévision, l'éteindre, la rallumer...regarder la couleur du ciel , mettre le couvert, la soupe, Marie Drucker; Desperate housewives; Cold case , affaire classées; Fbi : Portés disparus ; Esprits criminels; Femme de loi; , NCIS, et ...au lit !.

    Et ça va recommencer...

    - Gilbert ! T'as entendu ce que je t'ai dit..

    Mais Gilbert soudain en a sa dose. C'est ça la vie, il a travaillé comme un dingue quarante ans pour la gloire, et il y a une conne qui va le faire ....

    Mais Gilbert est un homme courtois, sa lèvre saigne. Il sent un gros sanglot lui monter à la gorge, des pleurs lui montent aux yeux, lui qui affirme haut et fort qu'il n'a jamais pleuré de sa vie.

    Il se lève, enfile ses pieds nus dans ses mocassins, ne claque pas la porte, la referme doucement, traverse vite la rue, et part et part.... Il passe devant la porte grand' ouverte de la chapelle, il hésite , non, non..il ne rentrera pas . Besoin de personne en Harley Davidson, ni de Dieu, ni de Nietzsche, ni..Mais il se ravise, il entre .

    Au fond,, sur l'autel, le crucifix, à côté la petite lampe ..

    Gilbert Cramoiseau, reste debout au pied de l'autel et regarde le Christ crucifié, droit dans les yeux : " Alors Seigneur, c'est ça la vie, c'est ça le bonheur, l'obligation de vivre cette vie à la con...! "

    Puis Gilbert Cramoiseau fait demi tour.

    Le Christ le regarde s'éloigner, et ne dit rien. Il sait que Gilbert Cramoiseau sait que la vie c'est autre chose que d'égrener quotidiennement les grains de ce chapelet de turpitudes domestiques.


    Au milieu du pont , Gilbert Cramoiseau regarde le fleuve s'écouler avec une grande sérénité. Le fleuve sait d'où il vient, se ressourçant éternellement , sachant où il se rendra toujours, sans jamais se lasser, au gré des aurores, des vents, des marées, des tourments, des flux et des reflux, et des couchers de soleil.
    Cramoiseau pense à Sisyphe , mais il pense à d'autres souffrances, bien autrement réelles que son prurit de petit nanti.

    Il pense à PetitBout qu'il a croisée l'autre jour qui écrivait, " je pourrais mourir personne ne s'en inquièterait. "

    Extrait du Roman : " La mirifique existence de Gilbert Cramoiseau. "

  • Des lectures pour L'Eté..



    François NOURISSIER - EAU-DE-FEU.

    L'histoire d'un couple pris dans les rets de l'amour, de l'alcool et de l'âge...

    Des difficultés à entrer dans le livre, mais l'intuition suggère d'approcher au plus près ce livre de François Nourissier . Et alors ; Une analyse fine des rapports, dans ce contexte, entre l'homme et la femme.

    Une écriture un peu parfois désuète, mais fluide qui se lit et finit par séduire et entraîner vers une lecture achevée.

    Une histoire douloureuse, dont on guette la progression page après page.

    Extrait :

    " Depuis quatre ans, la bataille où se débat Reine m'a laissé le loisir de me poser des questions. Je pense avoir compris combien j'avais laissé Reine s'appauvrir. Un homme brillant [...]. Reine m'a vu tout au long des années m'user, m'exploiter, me mettre en montre, me polir. Brillant ? Oui, comme l'est un vieux veston aux coudes. Et le temps ! Voûté, le bréchet avantageux ou le bidon en oeuf, les pudeurs naturelles cédant la place aux négligences familières, à la fois avachi et crêté: ainsi m'a t-elle vu évoluer, insensiblement [...], cesser d'être l'homme qu'elle aimait pour en devenir un autre, parfois ressemblant au premier, parfois désobligeant jusqu'à son souvenir. "

    La belle lecture d'une histoire triste mais contée sans jamais de larmoyance et avec une ironie douce-amère.








  • LES SENIORS , UNE FORCE QUI MONTE

    Les seniors commencent à constituer une force qui va.

    Lors de sa rentrée de septembre 2007, Madame Royal avait fait acte de repentance, mentionnant que sa défaite était dûe pour partie à la défection des personnes âgées qui lui avaient préféré Nicolas Sarkozy, et disant que ces personnes âgées l'avaient mal comprise.

    Le Monde daté de ce mardi 22 janvier titre : " Le mécontentement des seniors inquiète l'élysée "
    Le chef de l'Etat aurait perdu selon les organismes de sondage entre dix et dix-huit points en deux mois dans cette catégorie d'âge.

    13 Millions de retraités.

    Les retraités auront été chahutés par les tribulations sentimentales du Président qui a fait de l'Elysée un jouet dont il faut convenir qu'il l'amuse beaucoup au risque de le casser un peu trop vite et de devoir le porter en réparation.

    L'on dira alors qu'à neuf mois de son élection le Président pourra faire jouer la garantie. Ouf !

    Par ailleurs, Il n'est pas si sûr à part peut-être, les six cent mille retraités ne s'appuyant que sur leur minimum vieillesse, que les retraités courent après une hypothétique substantielle revalorisation de leur pension..

    Enfin ils pensent beaucoup de choses les retraités.

    Ils disent, les retraités : " Eh ! Jeune homme, finies les farces de potache, un président c'est autre chose ! ".

    Ils disent : " les amours, ç'est votre affaire, mais mettez-y les formes."

    Ils disent : " Louxor, Petra , c'est pour nous. Parce que nous, monsieur le Président , on a déjà - quoique vos conseillers vous disent - travaillé plus et même beaucoup plus, pour gagner plus, hélas pas beaucoup plus. "

    Ils ajoutent les retraités : " Ah ! Nous avons moins de besoins aujourd'hui ? Pas sûr monsieur le Président, l'on a des enfants en charge, des petits enfants, nous les aidons peut-être..on ne se plaint pas encore. mais il ne faut pas trop dire ou laisser penser n'importe quoi sur les retraités.

    Attention la Silver génération est née.

  • LES DOYENS D'AGE STIGMATISES.

    Le moins que l'on puisse dire c'est que ceux qui ont en charge les personnes âgées , très âgées, ont un manque effrayant de délicatesse, d'élégance , de respect vis à vis de ces personnes et dans la manière de les traiter .

    Les journaux télévisés rendaient compte de la disparition de la doyenne d'âge des Français . Et l'on voyait dans un cadre accroché au mur la jolie personne que cette dame avait été. Et la télévison présentait le visage de cette dame marqué, vidé, par le retrait progressif de la vie. Quelle délicatesse....

    Et cette responsable d'une maison de retraite, toute pomponnée, bon chic bon genre, qui présentait la nouvelle doyenne des Français : " JE LUI AI DIT QUE C'ETAIT LA NOUVELLE REINE DE FRANCE " et la caméra qui zoomait sur la grossière chuchotant à l'oreille de cette nouvelle doyenne...vous êtes la nouvelle reine de france....


    Et l'on parlera à satiété du respect des anciens , et à en être saoûlé de la dignité de la personne..

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