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amour

  • Pauvre Julie ... Gayet ..

    Jeudi 20 février 2014

     

    L'on rapporterait - selon un magazine qui paraît cette semaine, allez ! tous au kiosque, l'Ukraine on s'en tape, la preuve Hollande n'y a pas envoyé ses troupes de choc pour défendre pour défendre quoi, qui ? le sait-il ! ?  - l'on rapporterait que le président aurait déclaré s'agissant de Julie Gayet : " Je ne vais pas la sortir tout de suite .. " du chic et du choc, non du Hollande tout court ...

     

        Encore une chienne on est obligé de la sortir ça a souvent envie de faire pipi mais une femme ... ça se débrouille tout seul ... et Julie Gayet est devenue la muette du sérail, interdiction de sortir interdiction de parler, raison d'Etat ...

     

     

  • . Sophie Davant, Conte de Noël ou Poisson d'avril.

     

       Je rentre après une journée de bureau dense dense dense. D'ordinaire je suis là à  vingt-heures, mais il fait beau, il fait doux, les jonquilles commencent à poindre sur le bitume donc j'ai décidé de m'offrir une grasse soirée.

      J'allume l'ordinateur. Je vais sur le site du Point.fr. Que lis-je ? qu'entre Sophie Davant, 48 ans, et Erik Orsenna, académicien, 64 ans - ceci n'implique pas cela - c'est le grand amour. Je lis que Sophie Davant a déclaré que M.Erik Orsenna est l'un de ses " tuteurs de vie ". ( j'avais écrit " tueur ...). Je me pince. Vraiment ! j'ai encore une marque sur la joue.

       Evidemment l'un et l'autre eurent des amours, des enfants. Vive l'amour, vive la France.

      Emilie de la Fontaine, elle, malgré ses vingt ans et les prétendants que son père s'épuise à lui présenter fait des manières. Le père convoque la fille.

     Parmi les jeunes gens à marier, n'as-tu pas remarqué M. de Manerville ?

    -    Oh ! il dit " zeu " au lieu de jeu, il regarde toujours son pied parce qu'il le croit petit, et il se mire ! D'ailleurs, il est blond, je n'aime pas les blonds.

    -   Eh bien ! M. de Beaudenord ?

    -    Il n'est pas noble. Il est mal fait et gros. A la vérité il est brun. Il faudrait que ces deux messieurs s'entendissent pour réunir leurs fortunes, et que le premier donnât son corps et son nom au second qui garderait ses cheveux, et alors ... peut-être..

      C'est Balzac qui vien de me raconter l'histoire.

       Sophie Davant s'est posée moins de question, elle aime les tuteurs de vie, les messieurs chauves à moustaches et à lunettes portant l'habit de lumière c'est son choix.

       Désolé je ne suis ni chauve - enfin pour le moment - je ne porte ni moustache, ni habit de lumière.

       Mais je me pince encore.

    .

  • . Retour de Saint-VALENTIN.

       J'ai un ami qui vient de me téléphoner, il a été victime hier d'une agression de la part d'un commando de valentinophobes.  

       Mon ami est un vieux beau. Il a hier passé la soirée avec trois maîtresses femmes de ses connaissances dans l'appartement de l'une d'entre elles. Elles ont réussi à l'enivrer en l'amadouant d'abord par des sensualités chavirantes, corsages dégrafés, seins libérés, jupes haut sur la cuisse.    

       Emoustillé, affolé, goûtant tout autant aux charmes amorcés de ses matures qu'aux liqueurs offertes, Il est tombé dans un coma semi éthylique. Elles l'ont alors hissé sur le lit, l'ont déshabillé complètement. Puis elle lui ont rasé la zone pubienne, peint son organe central, et autour de ce pack de mâle anéanti lui ont noué une cravate, et glissé des pensées dans les narines. Il me dit : " J'ai l'air de quoi, j'ai la gueule de bois, je suis humilié, et je ne t'ai pas tout dit !, elles sont allées sonner chez moi, et ont dit à ma femme qui m'a attendu toute la nuit ; " Madame nous vous apportons les effets de votre mari."  

    Femme éberluée. Femme bafouée. Ma femme choquée.  

       Elle a failli tourner de l'oeil. " Maurice Il il .. il s'est noyé, il lui est arrivé quelque chose..? " " les trois bécasses se sont esclaffé. " Ah parce qu'il ne se prénomme même pas Valentin ! s'est exclamée, Mimi, la proprio de l'appart, Pour sûr qu'il lui est arrivé quelque chose. Tenez, voici donc les habits de votre Maurice, voici mon adresse, et voici ma clef il y a une surprise pour vous." .  

       Ma femme a pris un taxi, est rentrée et m'a découvert nu sur le lit, moitié somnolent, peint et cravaté. Curieusement il y avait près de moi sur le drap, un martinet. Alors elle l'a saisi et comme une furie elle m'a fouetté jusqu'au sang. Et elle m' a hurlé: " Je repars avec tes fringues, débrouille-toi."   

       Je suis retourné chez moi en jupe et talons-haut que j'ai piqués à dans la garde-robes de Mimi. J'ai expliqué à ma femme que j'étais tombé dans un guet-apens. Il ne s'agissait que d'un apéro entre anciens collègues. Elle m'a dit " ça des collègues ! des chouettes, oui ! ça devait être des partouzes tous les jours au bureau."  

       Je suis effondré, a t-il conclu.

     

       Et moi j'ai bien ri .

    .

     

    .

  • DSK. C'est beau une femme.

     

    .   Comme un éléphant dans l'enclos du parc animalier qui va et vient, joue de la trompe, virevolte, et cogne la terre rageusement de ses pattes, Dominique Strauss-Kahn va et vient dans son purgatoire doré. Il happe un opuscule traînant sur le canapé bleu, le feuillette, compulsivement : " Grand beau temps;  Aphorismes et pensées choisies " de Philippe Sollers.

     

       Il tourne en rond autour de la table basse du salon, lit sans lire, accroche une pensée...: " C'est beau une femme qui n'a pas peur . ".

     

      Il mugit, jette le bouquin par terre, reprend sa virée maladive... c'est beau une femme qui n'a pas peur... c'est beau une femme qui.. c'est beau une femme...

      

       Grand verre d'eau.

    .

  • LETTRE à ***** . Bruines.

    Mon amie bonjour,

     

       Avez-vous bien dormi ?

     

      Ici il bruine, j'aime bien la bruine, la bruine comme une douce caresse  sur la joue d'une femme... s'aimer sous la bruine, ô tendresses des bruines qui émeuvent des lèvres...  mon amie cueillez mes mots à défaut de mes lèvres, même mes mots un jour ne seront plus...

     

       Quelle journée sera la vôtre, quelle musique, quelles douceurs ?

     

       Quant à moi je la passerai sous la couette  tissée par la plume de mon stylo, ou par les mots de mes lectures, plaisirs de chairs n'étant plus plaisirs qui me dévorent, peut-être est-ce aussi bien comme l'affirmait ce général Suisse qui en la matière pour contrer les marées suffocantes qu'il avait peine à contenir s'était donné de grands moyens...

     

    .

  • LETTRES à ****. Des Souris et des Hommes.

     Lettre à une amie,

    ... Ce jeune homme se donna pour un musicien français que le mauvais état de ses finances forçait de vicarier pour passer son chemin. Il était court de stature, mais large de carrure. C'était pour ainsi dire un bossu à épaules plates, mais je crois qu'il boitait un peu.

       Badin, folâtre, inépuisable, séduisant dans la conversation, souriant toujours et ne riant jamais, il disait du ton le plus élégant les choses les plus grossières, et les faisaient passer.

       Les femmes mêmes les plus modestes s'étonnaient de ce qu'elles enduraient de lui. Elles avaient beau sentir qu'il fallait se fâcher, elles n'en avaient pas la force. Il ne lui fallait que des filles perdues.

       Il était fait pour mettre un agrément infini dans la société des gens qui en avaient  .

        -   Jean-Jacques Rousseau. Les Confessions. Livre troisième.   -

       Mon amie, votre père Abbé  - qui ne sera jamais, ni votre directeur de conscience, ni votre confesseur - vous dit que voici par les temps qui courent une belle illustration sur la manière dont un homme plaît aux femmes et sur la manière dont des femmes intelligentes savent apprécier les polissonneries d'un homme .

       "   Tout marquait en lui un jeune débauché qui avait eu de l'éducation, et qui n'allait pas gueusant comme un gueux, mais comme un fou. Sur tout ce qu'on disait,  il paraissait au fait ; mais à peine un sujet était-il entamé qu'il brouillait l'entretien par quelque polissonnerie qui faisait rire..

      Ce que je redoute, voyez-vous, mon amie c'est que ce jeune débauché, devienne avec les ans - je ne sais en cet instant ce qui va advenir de lui - devienne avec les ans un vieux barbon repentant - quoiqu' aujourd'hui -.... ou vieux un sage crispé sur ses apophtegmes.... .

       Belle homélie n'est-ce pas puis que c'est désormais à cette fonction que vous m'assignez... j'eusse peut-être préféré la fonction de Ryno de Marigny auprès de La Vellini.

     

    .

  • Fallait y penser avant. ( Nouvelle express )

    .   Elle le regarde. Elle le veut. mais lui ne la regarde pas, mais lui ne la veut pas. Elle le harcèle avec ses sourires, ses clins d'oeil, elle le croise, elle fait exprès, elle lui dit : " Je t'aime ". Elle sait qu'il ne la regarde pas parce qu'il ne la veut pas parce qu'elle n'est pas belle parce qu'elle est laide, d'ailleurs personne ne la voudra jamais parce qu'elle est laide, pas de visage, pas de corps pas de jambes, des seins qui tombent comme des baluchons.

       Voilà longtemps qu'elle le sait, elle est laide et pas conne, et même si elle était conne elle saurait qu'elle est laide. Pour autant ça ne peut pas durer, elle ne va pas toute sa vie durant savoir qu'elle est laide, se lire sa laideur dans le regard des autres, dans les grimaces des autres, dans leurs apitoiements ou compassions polis. il faut que quelqu'un paie de temps en temps.

       Elle s'approche, elle l'agrippe au col du chandail, elle lui dit souriant les yeux dans les yeux :" Alors hein ça se baise pas une fille comme moi, hein, je pue de la bouche, je fais honte, on s'affiche pas avec une fille comme moi, bac plus quatre, bac plus six, des queues, hein, faut du beau, du tendre, des formes, du talon aiguille, du parfumé  " .

       " Arrête, t'es folle, lâche lui dit-il, lâche, je t'ai rien fait, t'es une fille bien ". 

       Elle ricane: " Une fille bien ! Si,  mon vieux tu m'as fait quelque chose, jamais tu ne m'as regardée, tu savais que je t'aimais ".  Elle l'agrippe plus fortement l'amène plus près d'elle, elle est en dessous  de son regard, il lui est trop grand, mais elle aime aussi les grands. Il est grand il a les yeux bleus, il lui plaît, et si elle aime ce serait sa faute encore, elle aurait pas le droit d'aimer et de l'aimer lui ! ça devient impossible la vie !

        Alors elle prend quelque chose dans son sac en bandoulière, il sent comme une lame qui le perfore, tranchante qui lui déchire le bas ventre, ça coule ça pisse le sang à flot, elle le lâche, il s'écroule, il la regarde fou d'effroi et de douleur.

    " Tu vois, tu me regardes, fait-elle doucement, souriante, tu me regardes là, il fallait y penser avant."

    .

  • Si on s'aimait ..

    ... Il a dit qu'il allait fendre ma mère avec un couteau.

       Je dessine mon père avec un couteau en l'air. Et il le lève. Et il le baisse. Treize fois. Je décris mon enfer dans la pièce pleine de sang et je signe : Emily Jones, 12 ans. Fille noire qui en a marre. 100e rue est. USA.

       Papa vient juste de tuer maman sous mes yeux.

      Il me tend la main. L'assassin de maman, mon papa, Jupiter Jones, me tend la main. Il pleure. Il dit qu'il ne l'a pas voulu.Il dit qu'il m'aime. Que je suis la seule femme qui lui reste. Et qu'il me supplie de l'aimer. Il se jette à genoux devant moi. J'ai peur qu'il tache ma belle robe neuve. Je ne pleure pas. J'accepte se tête sur mes genoux.

     Je ne lui caresse pas les cheveux ni rien. L'ampoule brille au plafond. On est bien avancés.

     

     D'après " New-York, 100e rue est " une nouvelle de Jean Vautrin.

    Si on s'aimait ?. Recueil de Nouvelles. Fayard.

  • MOI, JE T'AIME RAYMOND..


    MOI JE L'AIME RAYMOND..

    Ah ! ce : " je t'aime Estelle ." ou presque !

    Je n'avais aucune estime pour monsieur Domenech, n'estimant ni sa manière d'être, ni ses choix.

    Mais là ce soir là, ce mardi 17 juin, - soir d'anthologie -, il a été sublime, à genou - ou presque - devant les caméras, devant le monde entier, ployant sous le coup d'un match qui cristallisa toutes les avanies que même un mauvais esprit n'aurait pas osé imaginer, sous Domenech apparût Raymond , qui d'un coup perçait l'armure ( N 'est-ce pas Lionel ..).

    Le rustre, le broussailleux, le débraillé, l'entraîneur aux discours à la Jean-Claude Vandamme, se tournait vers la caméra, l'appelait du regard, l'obligeait à le fixer, et il fit sa déclaration.

    " J'ai une seule chose à dire aujourd'hui. Je n'ai qu'un seul projet, c'est épouser Estelle."

    Ah Raymond ! ce fût trop beau, ce fût grand, ce fût grandiose même ! Tu aimais, tu le disais à la face du monde, tu appelais Estelle. Estelle !

    L'Equipe de France on ne savait plus qu'elle venait d'être terrassée, elle n'existait plus. Tu aimais !

    Encore Raymond ! Non il n'y aura pas d'encore. Ce sont des moments uniques.

    Ah Raymond ! humain soudain, trop humain.

    Merci Raymond, je t'aime.

    Quelle chance tu as Estelle ! Il t'aime.






  • Des lectures pour L'Eté..



    François NOURISSIER - EAU-DE-FEU.

    L'histoire d'un couple pris dans les rets de l'amour, de l'alcool et de l'âge...

    Des difficultés à entrer dans le livre, mais l'intuition suggère d'approcher au plus près ce livre de François Nourissier . Et alors ; Une analyse fine des rapports, dans ce contexte, entre l'homme et la femme.

    Une écriture un peu parfois désuète, mais fluide qui se lit et finit par séduire et entraîner vers une lecture achevée.

    Une histoire douloureuse, dont on guette la progression page après page.

    Extrait :

    " Depuis quatre ans, la bataille où se débat Reine m'a laissé le loisir de me poser des questions. Je pense avoir compris combien j'avais laissé Reine s'appauvrir. Un homme brillant [...]. Reine m'a vu tout au long des années m'user, m'exploiter, me mettre en montre, me polir. Brillant ? Oui, comme l'est un vieux veston aux coudes. Et le temps ! Voûté, le bréchet avantageux ou le bidon en oeuf, les pudeurs naturelles cédant la place aux négligences familières, à la fois avachi et crêté: ainsi m'a t-elle vu évoluer, insensiblement [...], cesser d'être l'homme qu'elle aimait pour en devenir un autre, parfois ressemblant au premier, parfois désobligeant jusqu'à son souvenir. "

    La belle lecture d'une histoire triste mais contée sans jamais de larmoyance et avec une ironie douce-amère.








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