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Moeurs

  • Il y a ceux qui meurent, ceux que l'on tue, ceux qui se tuent, ceux qui sont tués...

    Mourir célèbres, célébrité à l'endroit ou célébrité à l'envers ...

        Ils ont l'âge, alors ils meurent.

          Le grand âge a bénéficié à l'un, les autres ont été happés un peu prématurément par ces maladies bouleversantes et douloureuses, et tous sont célèbres  à leur manière. Cette semaine de mars qui voit en France les champs se couvrir de tapis de jonquilles, honorera messieurs Stéphane Hessel, Jérôme Savary, et Hugo Chavez. 

       Ce sont des barbares, alors on les tue.

        Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar djihadistes acharnés, quant à eux, mort pour le premier, moitié vivant pour le deuxième ont une fin manière Kadhafi, plus que manière Saddam Hussein qui lui au moins avait été jugé - croyons-le - en attendant celle de Bachar El Assad.

     

        Il y a les morts dont on se désole, et il y a les morts que l'on souhaite, mais surtout les morts que l'on tue délibérément, dent pour dent, férocité pour férocité.

     

       Il y a ceux qui meurent et ceux que l'on explose... 

       Il y a ceux qui meurent tués par une folie de l'âme ou par une mécanique naturelle, il y a ...

       Dans la Loire drame passionnel la nuit passée, trois morts, on se tue beaucoup dans les familles en France ces semaines-ci ... Où l'on meurt collectivement dans les avalanches ... Il est tant de manière de mourir ....

       A en avoir froid dans le dos ...

         ... Et d'autres qui haïssent, d'autres qui font du mal Pour venger leur propre dénuement. Et s'abusant eux-mêmes se figurent chanter. Il y a tous ceux qui s'étourdissent...

     

             Il y en a qui souffrent, silence sur leur silence. Il en est trop qui vivent de cette souffrance... Il y en a qui tuent, il y en a tant qui meurent.

     

         Et moi devant cette table tranquille

         Ecoutant la mort de la ville

         Ecoutant le monde mourir en moi

        Et mourant cette agonie du monde.

     

         René Tavernier . 1943 .

     

        Mais sourions, et lisons Charles Dantzig ; 

       " Monet est mort dans les bras de Clémenceau. Lors de la mise en bière, l'ordonnateur s'apprête à jeter un voile noir sur le cercueil. " Non, dit Clémenceau : pas de noir pour Monet.  " Et il le remplace par un rideau à fleurs qu'il vient de décrocher.

     

    .

  • Aurélie Filippetti, la Libertine.

        Nous la savions écrivain, disons que nous savions qu'elle avait commis quelques livres, mais nous ignorions qu'elle tangentait l'écrit pornographique.


      Hier soir sur le plateau de Canal-Plus le chroniqueur littéraire lui a lu, il vrai que quelques phrases de son livre: " Un homme dans la poche ", le livre, un roman donc d'Aurélie de surcroît ministre de la culture.


       Dans ces temps moroses, faisons-nous plaisir, citons une bribe seulement - " Evidemment on en veut plus " lui dit le chroniqueur - et pour le reste se reporter au replay et au livre, le ministre est sectaire, la femme est jolie, allons-y .


       " ...Toi sous moi  [... ] Tu me lèchais et je fondais longuement dans ta bouche, j'écartais davantage encore mes jambes ..." 


       Certes tout ceci est réducteur mais bien plaisant tout de même, toute ressemblance avec ... la ministre a bien ri et a fait cette invite à son interlocuteur : " Mais vous pouvez écrire, vous, la suite ! " Pas difficile ...


       Je commence : " Vous sous ... "


       Merci madame pour une fois ou une socialiste nous donne un aperçu d'une certaine vie en rose ou de certaines nuances de rose... mais vous avez beaucoup à écrire - et bien - avant d'entrer dans l'Enfer de la Bibliothèque Nationale ou dans une anthologie des écrivains libertins du XXIème siècle.


       8012012.8.00

  • . Canicule. Va te faire foutre !

    ******, ce samedi 18 août 2012 six heures 16.


       Il fait nuit ici il fait jour là-bas, il fait toujours jour et nuit quelque part, la fenêtre est ouverte sur la rue, l'air a des fraîcheurs tendres, j'ai mal dormi, j'ai très mal dormi, des jeunes rentrent chez eux, la femme d'en face, je n'ai jamais vu son mec, elle a du faire son bébé toute seule, avec son môme charge son coffre, un départ en vacances, la porte de l'immeuble claque, la portière de la voiture claque, je ne sais même pas si j'aurais désormais le courage de partir en vacances, faire les valises, les défaire, et puis pour quoi faire j'ai tout vu, son moteur vrombit, la voiture déboîte, il est six heures vingt-cinq, si un jour l'on fait une enquête de voisinage, parce que la dame a disparu, je dirai aux gens de la police, elle est partie il était six ... voilà elle est sur la route mais il faudra revenir, il faut toujours revenir et puis un jour l'on vous dit maintenant tu ne bouges plus, tu te tiens tranquille, tu restes sur ta chaise, et tu fermes ta petite gueule non on ne dira pas ça, la fille serait foutue à la porte,  y'a une justice, mais elle le pense, j'ai lu hier que des familles déposaient leurs vieux dans les maisons de retraite l'été pour s'en débarrasser et au retour pleines d'espoir elles demandent alors papy alors mammy comment t'a trouvé ça hein, t'a fait des promenades dans le parc, t'as joué aux cartes, tu t'es fait des amis, allez il faut faire un effort, il faut boire monsieur, sinon je vais gronder, il va faire très chaud ils le disent à la radio vous n'avez pas entendu à la télé, quand on est vieux il faut boire ...


       Pauvre conne va te faire foutre avec ton gobelet, si j'en avais la force je te le jetterais à la figure. Si je bois je pisse dans mes couches et j'attends des heures que tu me les changes...


       d


    .Extrait de :" Les Lettres de Daphnis " sur http://daphnisletters.blogspot.com/ 

     

    .

  • . C'est ça un Français aujourd'hui, ça dit : " Oh ! ....!"

    . C'est ça un Français aujourd'hui !

       Un Français aujourd'hui ça dit :

       . Racaille !

       . Voyou..

       . Casse-toi pauv' con

       . Sale mec  

        Un Français aujourd'hui ça dit :

         " Oh Putain ! "

         En espérant que ça ne rime pas avec Dujardin.

       ça met une ombre...

       Ah qu'en termes peu galants ces choses là sont dites !

       Dommage.

       L'Artiste a glissé sur le parquet.

    .

  • . Retour de Saint-VALENTIN.

       J'ai un ami qui vient de me téléphoner, il a été victime hier d'une agression de la part d'un commando de valentinophobes.  

       Mon ami est un vieux beau. Il a hier passé la soirée avec trois maîtresses femmes de ses connaissances dans l'appartement de l'une d'entre elles. Elles ont réussi à l'enivrer en l'amadouant d'abord par des sensualités chavirantes, corsages dégrafés, seins libérés, jupes haut sur la cuisse.    

       Emoustillé, affolé, goûtant tout autant aux charmes amorcés de ses matures qu'aux liqueurs offertes, Il est tombé dans un coma semi éthylique. Elles l'ont alors hissé sur le lit, l'ont déshabillé complètement. Puis elle lui ont rasé la zone pubienne, peint son organe central, et autour de ce pack de mâle anéanti lui ont noué une cravate, et glissé des pensées dans les narines. Il me dit : " J'ai l'air de quoi, j'ai la gueule de bois, je suis humilié, et je ne t'ai pas tout dit !, elles sont allées sonner chez moi, et ont dit à ma femme qui m'a attendu toute la nuit ; " Madame nous vous apportons les effets de votre mari."  

    Femme éberluée. Femme bafouée. Ma femme choquée.  

       Elle a failli tourner de l'oeil. " Maurice Il il .. il s'est noyé, il lui est arrivé quelque chose..? " " les trois bécasses se sont esclaffé. " Ah parce qu'il ne se prénomme même pas Valentin ! s'est exclamée, Mimi, la proprio de l'appart, Pour sûr qu'il lui est arrivé quelque chose. Tenez, voici donc les habits de votre Maurice, voici mon adresse, et voici ma clef il y a une surprise pour vous." .  

       Ma femme a pris un taxi, est rentrée et m'a découvert nu sur le lit, moitié somnolent, peint et cravaté. Curieusement il y avait près de moi sur le drap, un martinet. Alors elle l'a saisi et comme une furie elle m'a fouetté jusqu'au sang. Et elle m' a hurlé: " Je repars avec tes fringues, débrouille-toi."   

       Je suis retourné chez moi en jupe et talons-haut que j'ai piqués à dans la garde-robes de Mimi. J'ai expliqué à ma femme que j'étais tombé dans un guet-apens. Il ne s'agissait que d'un apéro entre anciens collègues. Elle m'a dit " ça des collègues ! des chouettes, oui ! ça devait être des partouzes tous les jours au bureau."  

       Je suis effondré, a t-il conclu.

     

       Et moi j'ai bien ri .

    .

     

    .

  • . Laura Ô Laura...

    .    Laura Smet errait nue ce matin dans les rues de Paris " ivre de vin, de poésie ou de vertu, ".

       " C'est à ma guise " chantonnait -elle.

       Elle avait il est vrai au sortir de sa soirée trop bu et sans modération, trop bu d'un Baudelaire ancien, alors ne souhaitant plus soudain dans la solitude morne de son coeur sentir l'horrible fardeau du Temps  qui brisait ses épaules et la penchait vers la terre, elle a demandé au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle l'heure qu'il était.

       Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, lui ont répondu :

        " Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas l'esclave martyrisée du Temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse ! de vin, de poésie ou de vertu à votre guise. "

      Ô Charles, Frédéric n'a pas su, mais toi, toi va le lui dire : " Laura Ô Laura, enivrez-vous... oui mais ... avec modération ! ".

           Laura Ô Laura...

    .

  • . La feuille de salade.

    -   Je vais te faire plaisir Pétula, lui dit-il, en lui apportant la soucoupe.

       Sur la soucoupe s'offrait impudique son ventre vert offert à la concupiscence qu'il souhaitait susciter, une jolie et tendre feuille de salade, aussi fine qu'une feuille de papier à cigarette.

       Elle le regarda, effarée.

    -   Elle ne peut te faire de mal, tu ne prendras pas l'ombre de l'ombre d'un microgramme.

    -   Mais comment, comment peux-tu me faire une proposition aussi monstrueuse, répliqua t-elle, du haut de son mètre soixante huit, le fixant de ses yeux exorbités, d'anorexique, à fleur de tête.

    -   Mais enfin !

    -   Mais enfin quoi, suis-une dégénérée, suis-je une barbare au point que tu puisses imaginer oui l'ombre de l'ombre d'un instant que mes dents  assassinent, broient, mâchent cette petite ferveur de la nature.

        Alors, il laissa tomber la soucoupe qui se brisa en mille éclats sur le carreau, laissant la petite feuille au ventre vert et tendre offert qui se recroquevilla soudain, gisant là, bête et ridicule, tandis que ricanait aux aguets dans son coin la poubelle vorace bouffie des vomis de Pétula l'anorexique.  

       Il contempla le désastre, la fixa, et siffla entre ses dents, l'âme déchirée ;

       -   Alors crève !. 

    . 

  • . Les Beautés mercenaires.

    Monsieur,

       J'ai l'honneur de vous écrire pour vous assurer de mes respects, et pour vous marquer que j'ai en vue une personne qui n'est que depuis deux jours à Paris et qui surpasse infiniment celle dernière que je vous ai fait voir. Elle est fort jolie, grande et bien faite, car il semble qu'elle ai été moulée.

       Quand vous jugerez à propos de m'honorer de votre réponse, j'aurai l'honneur de vous la conduire. Je pense que sa vue vous fera plaisir de la voir, car elle a beaucoup d'esprit et capable d'entretenir par sa conversation.

       Ainsi j'attends vos ordres pour m'y conformer et suis, monsieur, votre très humble servante,

     " Brunet. "

       A Paris ce 20 septembre 1759. 

       ...

       " L'amour d'un libertin sans une certaine nourriture devient en fort peu de temps froid, et les femmes savent cela quand elles ont un peu d'expérience.   ...

       Je ne laissais pas d'avoir du goût pour les beautés mercenaires qui brillaient sur le grand trottoir ..

       Casanova.

    .

  • . La culotte rouge toute neuve du réveillon...

    .  Réveillonnez, réveillonnez, Mais ! mais face aux verres renversés, aux chutes sur la piste de danse et autres tête-à-queue gastriques, mieux vaudra ainsi ne pas arborer un smoking en crêpe, un pantalon en flanelle ou même un pull en cachemire blanc cassé.

       Ce soir privilégiez des matières sombres, résistantes et lavables en machine. Essayez autant que possible, de ne pas traîner à coté des buveurs de vin rouge, et préférez la compagnie des amateurs de champagne qui ne tache pas.

       Ah ! et puis, et puis, en Italie et en Espagne la tradition veut que les demoiselles arborent pour la nuit de la Saint-Sylvestre une culotte rouge toute neuve, censée susciter l'amour. Au Vénézuela se sont des sous-vêtements jaunes qui garantissent ce soir-là une année de bonheur.

    D'après une chronique de Marc Baugé, le Magazine du Monde du 31 décembre 2011.

      

  • . Dominique Strauss-Kahn...

    .    Je lis que l'arrière, arrière grand-père de Dominique Strauss-Kahn aurait été un bagnard pour avoir trucidé alors qu'il gérait une maison close un client dérangeant. Soit ! Et si cela était, quelle importance ? Je serai fier d'avoir eu un ancêtre bagnard.... ça n'est pas donné à tout le monde...

        Je me demande d'ailleurs si Monsieur Strauss-Kahn, considérant l'apparence qu'il revêt ces derniers temps, n'a pas inconsciemment la nostalgie de cet aïeul... monsieur Strauss-Kahn un Marlon Brandon français, un Jean Valjean, un héros à la manière de ceux des " Mystères de Paris " d'Eugène Suë, des " Misérables " de Victor Hugo... 

         Comme si Dominique Strauss-Kahn était entré en littérature...

    .

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