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Journal intime,

  • Marguerite Duras.

    Mercredi 30 avril 2014

    Source Le Point.fr

    Le 28 septembre 1984, Bernard Pivot reçoit Marguerite Duras dans Apostrophes.

         Elle a 70 ans tout juste et vient de recevoir, avec " L'Amant ", le prix Goncourt, qui lui avait échappé trente ans plus tôt pour Un barrage contre le Pacifique.

       Durant l'entretien, Duras parle de la douleur et de la solitude de l'écrivain, de cette écriture qu'elle cherche à faire " courir à la crête des mots ".

         "Je dis les choses, tel qu'elles arrivent sur moi, tel qu'elles m'attaquent. (...) Je pose des mots beaucoup de fois, des mots d'abord. C'est comme si l'étendue de la phrase était ponctuée par la place des mots et que, par la suite, la phrase s'attache aux mots, les prend et s'accorde à eux comme elle le peut."

     

         Dans le même entretien, Duras décoche à Sartre un coup de pied resté célèbre. " Il n'a pas écrit, il n'a pas su ce que c'était, écrire. Il a toujours eu des soucis annexes, il n'a jamais affronté l'écriture pure. C'est un moraliste, Sartre ", déclare-t-elle à un Pivot qui s'étrangle.

         Elle parle aussi de l'Indochine, de l'amant chinois, de la folie de sa mère, de la violence de son frère aîné et de la tendresse de son petit frère. Elle parle enfin de l'alcool qui, juste avant qu'elle n'écrive L'Amant, l'a conduite à l'hôpital, en cure de désintoxication.

     

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  • Mes bouteilles à la mer ...

    Lundi 28 avril 2014

         C'est la série des trois ponts qui s'ouvre avec cette semaine, mais qu'importe, ponts ou pas il faut traverser les jours, comme celui d'aujourd'hui, d'ailleurs chaque jour est un pont qui traverse une journée, il faut se rendre de la rive du matin à celle du soir  ... Stop chéri - je me parle à moi-même - ça ne veut rien dire ...

         Hollande me gonfle et à l'instant où j'écris ces lignes un déluge s'en donne à coeur joie dehors, j'aime la pluie, je poursuis la relecture du Père Goriot, je n'apprécie pas la mentalité d'Eugène, d'Eugène Rastignac, mais je le préfère encore à Frédéric Beigbeder son double, ce forniqueur mondain, ce vomisseur d'encre sur papier glacé ...

         Qui trouvera cette bouteille ... Saura t-elle s'échouer au moins sur quelque rivage, se sera t-elle brisée sur un récif ...

    ... 

     

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  • . Il pluet, dit-elle.

       Il pleut, dit-elle.

       La pluie frappa violemment les pavés de la rue.

        Ils se réfugièrent sous une porte cochère. Edouard poussa la porte. Ils aperçurent le vestibule et un grand escalier de marbre gris.

    -   Entrons ici, lui dit-il.

       . La pluie avait été si vive qu'elle semblait avoir le visage couvert de larmes. Ils s'assirent sur une banquette de velours jaune face à la porte de l'ascenseur. Il se rapprocha de son corps. Elle serra sa main.

    -   Je ... dit-elle.

       Il l'étreignit, sentit ses genoux. Il lui prit les épaules. Ils étaient front contre front. Ils restèrent ainsi comme des enfants qui jouent au mikado ou qui édifient un château de cartes: ils mêlent leurs haleines. Puis il approcha ses lèvres de ses lèvres. Ils se blottissaient l"un contre l'autre. Il sentait ses seins et ses genoux.

       Pascal Quignard. Les Escaliers de Chambord.

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  • . Madame Nafissatou Diallo n'a plus que ses yeux pour pleurer.

     

    .   La citoyenne Catherine Bédochet est outrée...

       Ainsi sept cents employés acclament leur Ex qui reconnaît devant eux avoir commis " une erreur "  préjudiciable à l'institution, erreur que ses avocats qualifient " d'erreur passagère de jugement qui n'avait rien de criminel " et qu'il a payé très cher, ajoutent t-ils.

       Un comble s'insurge Catherine Bédochet.

       Nafissatou Diallo a pu mentir, faire des calculs sordides pour tirer un bénéfice de sa dévotion de sept minutes à Dominique Strauss-Kan, pour autant d'une manière ou d'une autre il a bien su profiter de Nafissatou Diallo qui n'aura jamais été que la femme de ménage, la moins que rien, l'illettrée nègre dont on a joué du charabia pour le lui renvoyer à la figure... lamentable... Nafissatou pleure. Tout le monde s'en fout. Après tout elle n'avait qu'à pas...

       Et dire que ce monsieur se pavane en couverture de Paris-Match, rage Madame Bédochet..

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  • . La Foire des Trônes à La Rochelle - Les Cahiers de JMBédochet.

     

       L'Université d'été du Parti socialiste à la Rochelle, la foire au trône.

    .    Il ne manque que Madame de Fontenay. Quoique non, ils savent se présenter tout seul.

        Quel bagoût, des bagoûts de saltimbanques, de bateleurs, de vendeurs de casseroles dans les foires commerciales, avec palme d'honneur reconnaissons-le à François Hollande qui est au parti socialiste ce que Jean-Marie Le Pen fut au Front national. Le peuple aime les amuseurs publics.

       Ségolène Royal, l'indignée, la présidente des solutions, la poële qui n'attache pas, culotée, qui y va à la hargne, et Martine Aubry, popote, en-dessous, un peu suiveuse...

       Pour l'instant c'est Guignol, c'est guignol, la forme l'emporte sur le fond. Le fond on l'entend mais on ne l'écoute pas.

       Amusant.

     

  • . L' Université des petites haines. - Les Cahiers de JMBédochet -

     

    -   L'université d'été du parti socialiste ? : L'Université des petites haines. Petites ?

    -   L'Université d'été du parti socialiste ? : Un feuilleton à la Eugène Süe. Une bande dessinée avec un rebondissement à chaque bas de page.

        Mais gageons qu'il en sera de même avec un grand nombre de candidats et de partis, tant que ne surgira pas l'homme ou la femme providentielle, car il ou elle existe, contrairement à ce qu'affirme monsieur de Villepin. 

                                                              ***

    -   Pour suivre les affaires de ce monde, je m'astreins à lire les synthèses pertinentes du site www.lepoint.fr, et là suivant l'université d'été du parti socialiste je me régale...

     

    Ségolène Royal.

    Ainsi, interrogée jeudi sur ce PS qui faisait "pitié" en 2008, elle affirme : " Lors du congrès du Mans en 2005, François Hollande avait promis 700 000 adhérents, il n'y est pas arrivé." Alors, pourquoi ne pas le dire ? " Il ne s'agit pas d'être sympa ! " s'exclame-t-elle. " Prenons de la hauteur, de la maturité... Un responsable politique doit accepter d'être évalué sur son action, dans les responsabilités qu'il a eues ", confie-t-elle jeudi dans un café de La Rochelle. Son bras droit Guillaume Garot renchérit : " Les attaques, ce n'est pas anormal... Sinon, c'est des primaires édredons."

    Jean-Christophe Cambadélis.

    Jean-Christophe Cambadélis, strauss-kahnien historique et soutien de Martine Aubry, qui publie sur son blog vendredi matin une supplique pour que la primaire ne soit pas "pépère" et réclame de ne pas être "chochotte". "De grâce, laissons la place à l'incarnation, à la compétition, ne stérilisons pas les primaires", implore le député de Paris. "Ne jouons pas les chochottes au premier chuchotement [...]. Les primaires servent aussi à voir qui a la trempe d'affronter des tempêtes.

    Martine Aubry.

    .  Martine a dit : " La Rochelle ne doit pas être le moment de montrer ses muscles. " Elle a dit aussi : " Même si je n'ai pas pris de vacances je suis dans une forme olympienne. " Sacrée Martine avec son calme olympique .

    Pierre Moscovici. 

    .  Pierre Moscovici : " Il ne doit y avoir ni claque, ni clans, ni cliques, ni petites phrases à la Rochelle ". 

     

    ... Quelle bande de rigolos, et pour qui nous prennent-ils, leurs programmes on s'en fout, mais comment l'électeur peut-il voter pour l'un d'entre eux, puisqu'aucun d'entre eux n'est capable de reconnaître en l'autre l'aptitude à gouverner puisqu'il présente sa candidature.  

      

  • . La mise à prix de la capture de Kadhafi . Suite de la lecture des Cahiers de JMBédochet.

     

    .    Il est salutaire que Le Haut Commissariat des Nations Unies des Droits de l'homme ait mis en garde les rebelles libyens promettant plus d'un million d'euros et les chasseurs de primes cherchant à capturer mort ou vivant Mouammar Kadhafi,  en déclarant que les assassinats ne font pas partie des règles de droit.

       C'est salutaire mais c'est bien tard alors que les forces de l'alliance dès le début de leur agression suggéraient cette disparition et il est lamentable qu'aucun responsable européen à cette heure n'ait fait la même mise en garde. Et pour cause. Tristes monde, tristes politiques. 

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    "   ... Mais dans le quartier d'Abou Salim, des cadavres de combattants pro-Kadhafi pourrissaient au soleil, dont plusieurs sont ligotés, tués par balle dans le dos. Des exécutions sommaires ont confirmé à mi-voix plusieurs rebelles gênés. Et des journalistes de l'AFP ont assisté à des tabassages d'une violence extrême de partisans présumés du régime, qui n'ont dû leur survie, peut-être que temporaire, à la présence des médias.

       Lors des premières prières du vendredi sans Kadhafi à Tripoli, les fidèles ont pourtant entendu les prêches des imams appelant au calme et à la clémence après plus de six mois de conflit lancé par un mouvement de contestation réprimé dans le sang, qui s'est transformé en guerre civile.

       "   La révolution libyenne est un miracle (...). Dieu a brisé nos chaînes", a déclaré Cheikh Wanis Mabrouk.   "

     

    .   Lamentable, conclut Jean-Marc Bédochet, je ne suis pas fier d'être Français.

     

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  • . De Monsieur Birnbaum et de Mlle Nothomb.

     

    . Jean-Marc Bédochet s'irrite de la chronique de monsieur Birnbaum dans le Monde des Livres de ce Vendredi 26 août.

       Monsieur Birnbaum nouveau grand-prêtre du " Monde des Livres "  fait la leçon aux lecteurs illettrés qui mettent en doute le bien fondé de la nouvelle formule. Le lecteur selon monsieur Birnbaum, vexé que l'on émette des observations sur une formule qu'il a inspirée et qui n'est nouvelle que parce qu'il le dit, le lecteur donc, doit être initié pour lui permettre " de faire les plus belles rencontres" . Et puis Mlle Nothomb, charmante chatte gothique, qui n'est pas encore parvenue à la cheville de Françoise Sagan, doit son entrée comme chroniqueuse parce qu'elle " entretient un rapport au texte extrêmement profond " et qu'elle a écrit qu'être écrivain " c'est déformer la réalité dans l'intérêt d'autrui. "  diable !

     Enfin écrit Bédochet dans son cahier : " Tout ceci est très parisien, un nouveau Monde est né avec monsieur Birnbam qui n'est qu'un écrivassier - ce qui est très honorable puis que je le suis moi-même - et non le gourou pour lequel il se prend. ".

      Bédochet a, notamment, comme référence entre autres, Pascal Quignard et lit ces temps-ci, un petit chef-d'oeuvre oublié d'Henri Murger : " Scènes de la vie de Bohème " .

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