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  • Ségolène Royal

    SEGOLENE ROYAL.

    L'inénarrable Ségolène Royal.

    Cette coupe tendance, ce sari sur bluejean..

    Jésus christ au mont des oliviers, Billy Graham l'évangéliste des années cinquante aux Etats unis.

    Il lui manquait le collier, c'était je m'avancerai jusqu'à l'autel de Dieu la joie de ma jeunesse, ou Aré Krischna...

    C'était le Grand Cabaret de Patrick Sébastien, et Woodstock tout à la fois....

    Tous ensemble, tous ensemble : " Fra - ter - ni - té,.... fra - ter - ni- té ... "

    Elle était le gentil organisateur des bronzés, batteur d'estrade à la manière des plus grands numéros de circonstance de Jean-Marie Le pen.

    Alors , préparation au concours d'entrée à la Comédie française ? reconversion d'une senior qui brûle de monter sur les planches puis de postuler

    aux Molières ...?

    Ce fût grand , ce fût beau , ce fût festif ce samedi 27 septembre au Zénith.

    Quel répertoire quand même la dame .

  • De quelques femmes d'actualité.

    Madame Rachida Dati.

    Madame la ministre attend un heureux évènement. Elle essaie de maîtriser cet heureux évènement, ce n'est certes pas simple pour elle , mais elle bavarde trop :

    En substance : " ce n'est pas simple d'attendre un enfant dans mon contexte de femme de 42 ans, de vie privée et professionnelle. "

    Pour autant dans une société dans laquelle, politiques et médias compris, prônent le respect et la vertu citoyenne, l'on assiste à une véritable et malsaine scénarisation de cette attente.

    L'on ne peut certes compte tenu de la fonction de Madame Dati empêcher les projecteurs fouineurs et voyeurs d'en rajouter. Mais une fois encore les limites sont dépassées, cf le web, et les chroniques des uns et des autres.

    Le petit être en devenir a peut-être envie que l'on fiche la paix à sa maman, et qu'on ne la transforme pas en bête curieuse, et en guest star d'un feuilleton peopolo- politique du plus mauvais goût.

    Ces moments sont les plus beaux de la vie d'une femme.

    M.Drucker et Madame la présidente.

    M.Drucker, le monsieur qui invite à ne pas vivre la semaine et à ne vivre que le Dimanche, n'en rate pas une.

    Dans TV- magazine Ouest de ce week-end il déclare que Mme Carla-Bruni Sarkozy " est en un an, devenue l'une des femmes les plus célèbres du monde ."

    Il ajoute : " Dans l'Histoire contemporaine, il n'y a pas d'exemple d'un tel destin. "

    L'on suffoque. N'en jetez plus monsieur Drucker.

    Madame Cécilia appréciera.

    Vous faites mieux que Stéphane Bern, monsieur Drucker.


  • Une BAIGNOIRE, ça se vide !

    Une SAGA contemporaine racontant les tribulations d'un sexagénaire confronté aux affres du quotidien.

    Madame est absente pour quelques jours, partie garder la petite-fille qui en est pour l'année à sa sixième otite.
    Gilbert Cramoiseau ne décolère pas . Voilà bien les femmes aujourd'hui, le travail, les enfants, et le mari qui ne peut toujours pas les garder lorsqu'ils sont malades..

    Alors Madame, alias Brigitte Cramoiseau, se propose. Normal madame n'a rien à faire, maman n'a que ça à faire, ta mère peut bien faire ça dit le mari moi ma mère travaille. Alors hop ! madame la grand-maman prend son petit sac, enfin un plus grand, fourre sa brosse à dents, et va prendre le train.
    Et Gilbert Cramoiseau reste à la maison. Mais Gilbert s'en fout, Gilbert aime la solitude, enfin pas tout à fait parce qu'il a une fille qui poursuit ses études, elle a vingt ans mais comme elle ne les fait pas on lui demande sa carte d'identité, et qui reste à charge, qui habite chez ses parents, ça lui pèse mais elle se fait une raison.

    Et du coup Gibert Cramoiseau reste en tête, avec sa fille.

    Là, ils se font face autour de la table, elle le regarde, le fixe, attend sans doute un mot de son père, mais lui la regarde, la fixe, et ne bronche pas. Il ne digère pas.

    Ce matin il a pris un bain, c'est elle de plus qui lui en a donné l'idée, il n'en avait pas l'intention, il est propre mais pour qu'il prenne son bain il lui faut un contexte mais le contexte ce dimanche matin n'y est pas. Le contexte c'est avoir sué en courant. Eh oui, il court il court Gilbert Cramoiseau. Il n'y a pas que le furet.

    Il prend ce bain. Il en sort. Il laisse l'eau. Il part vaquer à ses occupations, il n'arrête pas. Il fait quoi ? toujours est-il qu'il n'arrête pas, en fait sans aucune affaire est toujours affairé .

    Il vaque donc.

    Puis il croise sa fille dans la salle d'eau, - lui à son époque l'on parlait de cabinet de toilette, et on l'étrillait à l'éponge et au gant de crin une fois par semaine dans une bassine. D'ailleurs il s'est revu dans le film " Le vieil homme et l'enfant " Il a dit à sa fille : " t'as vu, regarde bien c'est comme ça qu'on se lavait à l'époque. mais regarde ! ".

    Sa fille, Béatrice, lovée dans le fauteuil l'a regardé, lui, Monsieur Cramoiseau. Il lui en fait des comme ça tous les jours. Elle prend son mal en patience, elle a décidé que son père était un vieux fou. Il lui dit qu'elle ne l'aime pas. Elle ne répond pas. Mais elle sait que c'est vrai.

    Il la regarde, la fixe, mais ne bronche pas, il ne digère pas l'histoire de ce matin, enfin pas l'histoire, la réflexion.

    Il la croise dans la salle d'eau et elle lui dit, elle sa fille de vingt ans, les yeux dans les yeux, - elle est là avec son petit short moulant, effrontée - elle lui dit : " ça se vide une baignoire ! ".

    Suffoqué Gilbert, suffoqué. D'un coup il se crispe, ses yeux se durcissent.

    " C'est toi une moujingue de vingt ans, une nana à la manque qui va me donner des leçons, me remettre à ma place moi ton père, qui ai trimé pendant quarante ans, moi qui en ai soixante cinq ! ( C'est pas tout à fait ça, il se vieillit, c'est son chic à lui.)

    Tiens ! pensa Béatrice il ne me fait pas aujourd'hui, le :" Si j'étais un vétéran du Vietnam tu ne me respecterais pas davantage ! " Alors qu'il n'avait pas eu l'âge de faire l'Algérie, et qu'il n'avait même pas fait les paras. Quel vieux con .

    ça se vide une baignoire !

    Une porte claque violemment. Un courant d'air.

    ,
    Extrait du Roman : " La mirifique existence de Gilbert Cramoiseau. "


  • La MIRIFIQUE EXISTENCE de Gilbert Cramoiseau.

    LE CREPUSCULE des VIEUX.

    La saga d'un sexagénaire confronté aux affres des turpitides de la vie quotidienne.


    Une crise .

    Gilbert Cramoiseau, se lève, se rase, se parfume, prend son petit-déjeûner, pain dur dans café au lait , va faire son marché, va faire son loto, achète son journal, rentre chez lui, range les fruits au bas du réfrigérateur, descend les pommes à la cave. Puis va s'asseoir dans son canapé en cuir déchiré de Roche- Bobois. Une arnaque, il l'avait acheté en soldes il y a trente ans.

    Gilbert feuillette le journal, se lève va se mettre du Mozart.

    - Gilbert tu as rangé la charcuterie... il faudrait que tu passes l'aspirateur...tu as plié ton pantalon..

    Gilbert se mord les lèvres, et puis le déjeûner, et puis la sieste - C'est le corps médical, qui l'a prescrite , il a un alibi en or - va se lever, allumer la télévision, l'éteindre, la rallumer...regarder la couleur du ciel , mettre le couvert, la soupe, Marie Drucker; Desperate housewives; Cold case , affaire classées; Fbi : Portés disparus ; Esprits criminels; Femme de loi; , NCIS, et ...au lit !.

    Et ça va recommencer...

    - Gilbert ! T'as entendu ce que je t'ai dit..

    Mais Gilbert soudain en a sa dose. C'est ça la vie, il a travaillé comme un dingue quarante ans pour la gloire, et il y a une conne qui va le faire ....

    Mais Gilbert est un homme courtois, sa lèvre saigne. Il sent un gros sanglot lui monter à la gorge, des pleurs lui montent aux yeux, lui qui affirme haut et fort qu'il n'a jamais pleuré de sa vie.

    Il se lève, enfile ses pieds nus dans ses mocassins, ne claque pas la porte, la referme doucement, traverse vite la rue, et part et part.... Il passe devant la porte grand' ouverte de la chapelle, il hésite , non, non..il ne rentrera pas . Besoin de personne en Harley Davidson, ni de Dieu, ni de Nietzsche, ni..Mais il se ravise, il entre .

    Au fond,, sur l'autel, le crucifix, à côté la petite lampe ..

    Gilbert Cramoiseau, reste debout au pied de l'autel et regarde le Christ crucifié, droit dans les yeux : " Alors Seigneur, c'est ça la vie, c'est ça le bonheur, l'obligation de vivre cette vie à la con...! "

    Puis Gilbert Cramoiseau fait demi tour.

    Le Christ le regarde s'éloigner, et ne dit rien. Il sait que Gilbert Cramoiseau sait que la vie c'est autre chose que d'égrener quotidiennement les grains de ce chapelet de turpitudes domestiques.


    Au milieu du pont , Gilbert Cramoiseau regarde le fleuve s'écouler avec une grande sérénité. Le fleuve sait d'où il vient, se ressourçant éternellement , sachant où il se rendra toujours, sans jamais se lasser, au gré des aurores, des vents, des marées, des tourments, des flux et des reflux, et des couchers de soleil.
    Cramoiseau pense à Sisyphe , mais il pense à d'autres souffrances, bien autrement réelles que son prurit de petit nanti.

    Il pense à PetitBout qu'il a croisée l'autre jour qui écrivait, " je pourrais mourir personne ne s'en inquièterait. "

    Extrait du Roman : " La mirifique existence de Gilbert Cramoiseau. "

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